 |
Avec ses hôtesses, ses badges, ses accès VIP, ConnectiC nous plonge au coeur de la société de consommation et s’appuie sur ses symboles pour questionner la multitude des objets de désir. Mis en position de voyeur, le spectateur est amené à interroger sa posture.
Les rencontres alors se déclinent : comiques, grinçantes, burlesques ou tragiques. Parmi elles, au hasard. Patrick, peintre-sur-pneu, rêveur ingénieux, imperméable à l’économie de marché, fait connaissance, dans les escaliers virtuels de ConnectiC, de Mélanie, employée boulotte et bègue, pétrie de pensée unique : une improbable romance s’amorce. Laeticia, cadre bancaire inséminée à la sexualité libérée, trompe activement sa solitude. Zoé, la rebelle cokée, se fait larguer en vidéo et en slam par celui qui lui redonnait goût à l’amour [Arthur Ribo]. Georges, producteur subversif, trop brûlé pour retrouver la porte de son innocence perdue, commet son ultime transgression… Et la question toujours se précise : Qu’est-ce que l’engagement dans l’amour, dans la vie, dans le monde ? Quelqu’un a-t-il une réponse ? |
 |