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Soutenez le spectacle vivant en signant notre pétitionLE COMMUNIQUÉ DE FARID PAYACette décision a été prise les 3 et 4 juin, mais ne nous a été communiquée que le 12 novembre. Pendant cette période, nous avions signé tous les contrats pour la saison 2010. Le déficit 2010 du Lierre sera donc de l’ordre de 50 000 ¤ au moins.
Les décisions générales- Il aurait été décidé en haut lieu (sans plus de précision) que les crédits seraient recentrés sur les structures nationales.
- Les théâtres parisiens comme nous, « les structures intermédiaires », verraient leurs subventions diminuées ou supprimées. Ce serait à la Ville de Paris de subvenir en place de l’État. À notre connaissance, aucune concertation n’a eu lieu avec la Ville.
Les modalitésLa décision aurait été prise par certains membres d’un comité d’experts comptant 32 personnes. Nous ne savons pas sur quels critères ces personnes ont été choisies. Mais plus de la moitié d’entre eux sont des directeurs ou cadres de structure, étant ainsi juge et partie. Par ailleurs, ces personnes ne suivent pas le travail des Compagnies. Ils ne viennent presque jamais au Lierre. Leur décision a été prise sur un ou deux spectacles qu’ils auraient vus au Lierre au printemps 2009, en méconnaissance de l’ensemble des activités de la Compagnie. Nous pouvons citer deux exemples significatifs de dérapage :
- Un expert, directeur de structure, nous a appelé, avant de venir au Lierre, pour connaître notre subventionnement. Il a estimé qu’il était trop grand !
- Un autre nous a avoué ne pas connaître notre « dossier » !
Nous ne savons qui est venu, ni comment il s’est exprimé. Le rapport des experts reste secret, la Drac refuse de nous le communiquer. Cette opacité est malsaine, et l’ensemble des faits laisse penser que les décisions sont plus politiques qu’artistiques.
Les spectateursÀ deux reprises, il nous a été dit que l’avis des spectateurs ne comptait pas. Même les salles pleines et les reprises ne comptaient pas. Cette attitude relève d’un mépris du citoyen qui nous subventionne avec ses impôts, tout en étant un déni du service public. C’est une démarche anti-démocratique scandaleuse.
Nos soutiens- Nous recevons beaucoup de témoignages des spectateurs : ils sont choqués, en colère, défendant un théâtre qu’ils estiment « magique », « original », « singulier » et « indispensable ».
- Nous sommes fortement soutenus par des grands noms de la profession, comme Peter Brook, Robert Abirached, Martine Tridde-Mazloum (Fondation BNP Paribas – Administratrice de l’Odéon), Vincent Berger (Président de l’université Paris 7), etc.
Vous pouvez nous adressez vos lettres de soutien ou commentaire sur cette adresse :
nouveau.lierre@free.fr