 |
Né en 1950 et autodidacte, MITAU peint « comme les premiers hommes » et ce, depuis l’âge de 9 ans. Il rappelle qu’il y a douze ou quatorze mille ans, dans un geste épuré qui ne pouvait provenir d’une école d’art, nos ancêtres ont su tracer les quelques traits qui suffisent pour y voir un animal bien vivant. Sa seule école, ce serait les hommes de la grotte de Lascaux. En ramassant de la terre sur le sol, ils ont inventé le fusain et le cloisonnement.
« On ne devient pas peintre, on naît peintre. Sans parcours, sans vécu, on n’est pas artiste ». L’artiste, qui a suivi un apprentissage en ferronnerie d’art, associe son activité créatrice à une résilience, ou dit-il, « la transformation du métal brut par la douleur pour devenir une oeuvre d’art ».
Les oeuvres de MITAU évoquent au premier regard de grandes tôles d’acier rongées par le feu ou oxydées par le temps. Ses grandes toiles sombres dont la matière épaisse rigidifie la toile, transforme le carton en métal, le papier mâché en ferraille, les pigments en lumière, portent à la réflexion. Malgré leur noirceur, elles incitent le visiteur à les traverser, à la recherche de la source de lumière diffuse qui se fraie un passage jusqu’à leur surface. - De grandes portes qui laissent à voir ou occultent la lumière des vitraux et ouvrent peut-être sur nos propres interrogations-. |
 |