artishochttp://www.artishoc.com/ref/ref.html

Logo artishoc - retour à l'accueil du site
agenda ressources le réseau offres professionnelles newsletter contact
 
les backstages
Bernard Fleury
L’embrayeur

Pal Frenak
Prison Break

Guy Périlhou
bâtisseur-entremetteur

Elagage au Lierre
Rencontre avec Farid Paya, directeur du Théâtre du Lierre

Benoit Geers
L’Europe qui vient

Nathalie Zeriri
L’infiltrée

Barbara Engelhardt
Théâtre à l’européenne

Julie Nioche
Trop jolie pour être conne

David Bobee
L’assembleur

Sophie Rousseau
Partir du vide pour réinventer le rien

Mikaël Serre
Scène en transit

Philippe Durand
Photographe des possibles

Jean-Marie Hordé
Diriger un théâtre, et alors ?

Philippe Brenner
Dans l’ombre pour la lumière

Catherine Diverrès
Libre comme l’air

Denis Garnier
Directeur de la Scène nationale de Poitiers

Fred Vannieuwenhuyse
Régisseur général du festival Paris Quartier d'été

Cidalia Da Costa
Costumière pour le théâtre, la danse et le cinéma

Jacques Nichet
Directeur du Théâtre National de Toulouse

Dominique Roland
Directeur du centre des arts d'Enghien-les-Bains

Max Gaillard
Directeur du Théâtre d'Arras

Muriel Bessière
Directrice de la communication de La rose des vents

Julie Nioche
Trop jolie pour être conne
Au Vivat, Julie Nioche présente la performance Les Sisyphe, fruit d’un workshop mené avec la kinésithérapeute Gabrielle Mallet auprès de personnes de tous âges et de tous horizons, et autour des questions de l’identité, de l’intimité et du groupe. Portrait d’une chorégraphe qui fait déborder la danse vers des métaphores scéniques, et à la lester d’implications sociales.
augmenter la taille de la police Réduire la taille de la police Imprimer Envoyer à un ami
Dans le dos de Julie Nioche, que n’a-t-on entendu de chuchotements, pour lui reprocher d’être trop bien tournée, trop jolie nana, trop « belle danseuse ». Lui reprocher ? C’est qu’on était dans cette deuxième moitié des années 1990, où dans l’Hexagone tout un courant de l’art chorégraphique s’était lancé dans la déconstruction des implicites, ressorts et modèles de sa propre discipline. Où entre autres, on faisait feu sur la catégorie « belle danseuse », idéologiquement suspecte. Ce courant, Julie Nioche l’avait rejoint, faisant alors la paire avec Rachid Ouramdane, après une formation dans la sage filière du Conservatoire national supérieur de Paris.
Or, s’il est un chantier auquel Julie Nioche s’est attaqué avec les armes mêmes de la danse, c’est bien celui de la déconstruction de l’image du corps, que celle-ci soit physiologique, psychologique ou symbolique. Combinées à sa vie de chorégraphe, cette entreprise l’a vue conduire en parallèle des études de psychologie, dresser des protocoles auprès d’anorexiques, se former en ostéopathie, animer ses ateliers artistiques au côté de la kinésithérapeute Gabrielle Mallet. Laquelle déplie la notion de soin sous toutes les facettes de l’exploration du corps intérieur, du toucher sensible, des méthodes somatiques, massages, et approches critiques vers un mieux-être.
XX , donné en duo, fut l’une des fortes pièces de Julie Nioche (2001). Elle mettait les danseuses en situation de manipuler une quantité de prothèses moulées sur des parties réelles de corps. D’où une mise en tension entre ces parties réelles des corps de ces danseuses, exposées sur scène, et leur duplication synthétique. Entre les deux s’exacerbait la fonction de projection imaginaire à travers laquelle passe toute perception visuelle du corps de l’autre, sans même qu’on s’en rende compte. On ne voit jamais que des fictions. La démonstration était saisissante. Au passage, l’image de la « trop » jolie danseuse s’y retrouvait en morceaux…
Puis, dans Sisyphe, dont elle présente aujourd’hui une nouvelle mouture au Vivat à Armentières, on vit Julie Nioche laisser se déliter son corps dans l’épuisement d’une longue et infernale séquence de sauts sur place, sur fond de The End, des Doors, passant en boucle. Après quoi, cette expérience poussée aux limites fut distribuée à de grands groupes d’amateurs. On vit par exemple les collégiens et lycéens de Seine Saint-Denis jeter sur scène une fierté de s’afficher verticaux, frontaux, puis dans la longueur de l’exercice, se laisser gagner par une vérité de leur corps autrement plus complexe. « Sauter sur place indéfiniment est une activité obsessionnelle, qui peut paraître stupide, en tout cas totalement gratuite aux yeux des valeurs sociales dominantes. Or, cela décape les carapaces de la représentation sociale, pour laisser du plus humain tendre à l’adresse de tous, une sorte de revendication intime mêlée à l’intensité du groupe », médite la chorégraphe.
Autrement sophistiquée, la pièce Matter(2008), fut une cérémonie plastique pour quatre femmes de tous pays, confrontées à une intimité du liquide, dissolvant l’archétype vestimentaire de la robe féminine. Une autre pièce-installation, H2O-NaCl-CaCO3, avec l’architecte Virginie Mira, plaçait Julie Nioche en situation de se diluer dans les métamorphoses mouvantes de gigantesques bulles de tissus gonflables s’insinuant dans les formes d’espaces divers.
Ainsi tous les projets de Julie Nioche font déborder la danse vers des métaphores scéniques, ou parfois des implications sociales directes, de ce que pourrait être la dimension « sensorielle-sensuelle » que la fabrique biopolitique des corps tend le plus souvent à atrophier. A l’exacte rencontre de l’intime et du politique, la chorégraphe a fini par bouleverser la conception de sa compagnie, pour l’articuler dans le projet A.I.M.E. Conduit aux côtés de soignants, d’associations de lutte contre le sida, et de chercheurs du département danse de l’Université Paris 8, A.I.M.E. signifie Association d’individus en mouvements engagés.
espace membres
>> Pas encore membre ?
inscrivez-vous
billets en ligne
Achetez vos places de spectacles en ligne sur les sites des membres du réseau artishoc.
partenaire à la une
Hippodrome de Douai Hippodrome de Douai
Ouvert au soutien à la jeune création comme à des spectacles de référence, le projet de l’Hippodrome repose sur une présence artistique forte sous-tendue par de vrais compagnonnages avec des artistes.
lire la suite
5 livres des éditions vagabondes à gagner. Des CD Heidi à gagner avec la revue Mouvement
portfolio
Xavier Alphand, photographe associé à La rose des vents Xavier Alphand, photographe associé à La rose des vents
Exposé à plusieurs reprises dans différents festivals photographiques européens et représenté par la galerie Artitled au Pays Bas, Xavier Alphand est auteur photographe depuis plus de 10 ans. Il crée des images tantôt perturbantes, tantôt poétiques… toujours (é)mouvantes et hors du temps. Simple comme un regard sur l’horizon et des fragments d’histoires à conter...
lire la suite
tous les portfolios
backstage
Bernard Fleury Bernard Fleury
Pas de point mort pour le festival européen Premières. Amorcé par le Maillon, Scène nationale de Strasbourg et le Théâtre National de Strasbourg, le festival accueille cette année une table ronde autour des problématiques de diffusion. Et passe la seconde…
lire la suite
logo artishocCoopérative d'éditeurs indépendants et de structures culturelles, artishoc agrège une technologie collaborative innovante, un fonds documentaire dédié à la création contemporaine et une offre de services et de conseils pour une stratégie de communication interactive personnalisée.
lire la suite
offres intégrales
offres à la carte
témoignages
agenda liens annonceurs mentions légales plan du site webmaster newsletter