Si la page ne s'affiche pas, cliquez ici !!!
L’échappée belle. Dixième édition du festival « Etrange Cargo » à la Ménagerie de Verre.
Chapeau : Le festival « Etrange Cargo » de la Ménagerie de Verre propose du 27 février au 7 avril une embardée dans les frontières du genre théâtral.
Source : Centre Ressource/Agenda Artishoc (
http://www.artishoc.com)
Genre Agenda : événement / festival
Rubrique : Agenda
du 27/02/2007 00:00 au 07/04/2007 00:00
Salle : La Ménagerie de Verre
12-14, rue Léchevin
01 43 38 33 44
Paris 75011 France (Ile-de-France)
Texte : A l’instar de son aîné « Les Inaccoutumés », le festival « Etrange cargo » dévisse les clous des rubriques artistiques. La Ménagerie de Verre poursuit inlassablement sa réflexion sur les balises des genres. La structure dirigée par Marie Thérèse Allier ne se lasse décidément pas de prendre le pouls de la création contemporaine. C’est à partir de la discipline théâtrale que l’échappée se crée. Elle s’ordonne autour des spectacles de Pascal Rambert, Benoit Bradel et Eric Gourlemon.
Le solo
De mes propres mains créé par Pascal Rambert s’inscrit doublement dans la thématique de l’effraction des genres. Il outrepasse les frontières des genres artistiques et sexuels. Créé en 1992 puis en 1993 (avec Charles Berling), le spectacle est une troisième recréation, fidèle à la volonté première de son créateur de reprendre le solo tous les 10 ans. Le texte de
De mes propres mains est apparemment destiné à être interprété par un homme. Tel fut en effet le cas pour les deux premières versions. Cependant, rien de très étonnant à ce que Pascal Rambert confie cette fois son texte à une femme – son actrice fétiche, la new yorkaise Kate Moran – quand on sait à quel point il aime laisser le champ interprétatif en ouverture totale. C’est donc une voix de femme qui forge la matière sonore de
De mes propres mains, alors que Kate Moran apparaît physiquement en homme, interrogeant de manière fragile la sensibilité féminine. Théâtre et danse impulsent un corps androgyne pour un solo parlé et dansé.
Benoit Bradel propose avec
Napoli express un voyage épistolaire fantasmé. Un metteur en scène/cinéaste, napolitain d’adoption, propose à un poète sonore une expédition dans la ville mythique. Le second s’est inventé Naples au gré des cartes postales que le premier lui a fait parvenir. Expédition inédite dans laquelle les figures mythiques d’hier côtoient celles d’aujourd’hui,
Napoli express s’organise autour de deux partitions, l’une visuelle, l’autre sonore et textuelle. Le spectacle est alors tout à la fois «
une chanson, un article, un opéra, un film, un poème, une danse, une sculpture, une tarentelle, un concert de klaxon, une carte postale, une litanie, une éruption en douze tableaux. ».
Ultimatum de Cédric Gourlemon, est un pamphlet politique assez méconnu d’un des hétéronymes de Fernando Pessoa, à savoir Alvaro de Campos. Le spectacle se fonde à partir de tableaux visuels, chorégraphiques ou théâtraux qui font valoir la transversalité stylistique et la hargne revendicative de ce poète sensationnaliste.
De mes propres mains, de Pascal Rambert, du 27 février au 24 mars.
Napoli express, de Benoît Bradel, du 6 mars au 7 avril
Ultimatum, de Cédric Gourlemon, du 13 au 31 mars
Dans le cadre du festival « Etrange Cargo » à la Ménagerie de Verre
Inséré le : 22/02/2007 12:23
http://www.menagerie-de-verre.org