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•• Le Merlan •• |
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PRÉSENTATION
LE VAGABONDAGE
Fermé pour travaux de rénovation, de juin 2004 à novembre 2007, le Merlan a initié le vagabondage dans toute la ville de Marseille, en y investissant tous les lieux de vie possible. Aujourd'hui, après qu'il ait occupé provisoirement une cinquantaine de lieux et sites différents et que son théâtre (390 places) ait rouvert, le Merlan propose une programmation de spectacles, à la fois dans sa salle et en « vagabondage ». Le vagabondage consiste à appréhender la ville (et ses alentours) comme un théâtre. Des Goudes (où il a débuté, s'ouvrant sur la mer) au Vieux-Port, en passant par le Stade Vélodrome, le Port Autonome ou les collines de Pichauris, le vagabondage dessine une nouvelle cartographie de la ville, en reliant des territoires entre eux, en ouvrant des espaces à la création artistique, en laissant des traces dans l'espace urbain. En débordant du cadre du théâtre ou d'un « art encadré », il ouvre vers une immensité des possibles pour renforcer la vie de la création artistique. Il permet de tisser des liens entre des mondes différents (économiques, scientifiques, éducatifs, sportifs, religieux, médicaux etc.) qui se rencontrent trop rarement ; et de se faire côtoyer des publics variés et mélangés
LE CORPS
C'est par une proposition singulière que Nathalie Marteau a répondu à l'invitation de développer un nouveau projet pour le Merlan : faire du corps le fil directeur, un sujet d'investigation. Le placer au cœur du projet, là où se croisent les préoccupations des artistes, des individus et de la société. Pourquoi le corps ? En faisant du corps le « grand sujet » qui articule sa programmation, la scène nationale de Marseille souhaite avant tout parler de choses qui sont communes à tous, qui touchent chacun d'entre nous. Elle entend ainsi offrir au public une relation simple et directe avec les œuvres des artistes, par le biais de propositions qui ne s'adressent pas seulement à sa tête, mais aussi à son corps. Car l'essentiel est de sentir, d'éprouver. C'est en tout cas ce à quoi nous invitent les artistes présentés par le Merlan. S'intéresser au corps, c'est par ailleurs être à l'écoute de la réalité chorégraphique d'aujourd'hui, aller au-delà de la danse et s'autoriser à introduire cette discipline dans un champ artistique plus vaste, fait de rencontre et de métissage des disciplines. Enfin, force est de constater que dans la production artistique, le corps est devenu un objet et un sujet qui préoccupe beaucoup les artistes, en France et à l'étranger. Rien d'étonnant à cela puisque le corps et le rapport que nous entretenons avec lui sont aujourd'hui devenus les révélateurs puissants des enjeux et des bouleversements profonds de notre société. En un temps où nous sommes, dans notre quotidien, de plus en plus coupés de notre corps et confrontés à sa normalisation, le projet du Merlan est de participer à sa redécouverte, à sa revalorisation, pour ne pas échapper à notre fragilité et laisser nos émotions s'exprimer.
LES ACTIONS PARTICIPATIVES
En faisant du corps le fil directeur de son projet et de sa programmation, le Merlan scène nationale à Marseille souhaite parler de choses qui nous sont communes, qui nous touchent tous, ensemble. Il entend offrir au public une relation simple et directe avec les œuvres et les artistes, avec des propositions qui ne s'adressent pas seulement à sa tête mais aussi à son corps. Car l'essentiel est de sentir, d'éprouver et de laisser nos émotions s'exprimer. Cette thématique du corps illustre ainsi le désir et la volonté de la nouvelle direction d'impliquer activement des personnes dans son projet, au-delà même de la notion de spectateur. L'idée de vagabondage permet au Merlan d'œuvrer hors ses murs, de déployer son projet artistique sur un autre territoire que celui de la salle de spectacle. Ce principe peut s'appliquer à tous les champs de son intervention. En mettant en œuvre un nouveau territoire géographique d'intervention, le Merlan s'est parallèlement interrogé sur ses relations avec le public, et plus généralement avec les gens. De cette réflexion sont nées diverses propositions d'actions participatives faites aux gens. « parce que la place du spectateur n'est pas que dans un fauteuil, parce que sa parole n'est pas que dans la vigueur des applaudissements, parce qu'au-delà des questions, nous pouvons nous essayer à des actions ».
Nous continuons de dérouler le fil qui, d'une proposition artistique à une autre, vous offre la possibilité d'entrer, par la pratique, dans différents univers d'artistes ou tout simplement de prolonger, par un temps d'échanges, une première rencontre... Explorer ensemble cette idée que notre théâtre, le Merlan, puisse être un lieu ouvert, habité, un terrain de rencontres, un espace du public, un espace public, à nous et à vous. |
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Xavier Alphand, photographe associé à La rose des vents Exposé à plusieurs reprises dans différents festivals photographiques européens et représenté par la galerie Artitled au Pays Bas, Xavier Alphand est auteur photographe depuis plus de 10 ans. Il crée des images tantôt perturbantes, tantôt poétiques… toujours (é)mouvantes et hors du temps. Simple comme un regard sur l’horizon et des fragments d’histoires à conter... • lire la suite • tous les portfolios |
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Bernard Fleury Pas de point mort pour le festival européen Premières. Amorcé par le Maillon, Scène nationale de Strasbourg et le Théâtre National de Strasbourg, le festival accueille cette année une table ronde autour des problématiques de diffusion. Et passe la seconde… • lire la suite |
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